Pour les non initiés, le conseil municipal a parfois une allure de grand'messe ou chacun récite un texte convenu, essentiellement destiné à faire passer des messages aux medias et aux électeurs... en réalité il est bien autre chose et le débat d'orientation budgétaire du 4 février 2010 nous en a encore fourni l'illustration.
Décodage
Le très long texte lu par l'adjoint aux fiances, Francis Bossut, ne nous a guère convaincus, cela va de soi, et ce ne sont pas les périphrases et autres tournures alambiquées qui masqueront l'évidence: l'équipe en place n'a pas de vision d'avenir pour notre commune.
Les dotations de l'état ont augmenté dans des proportions importantes durant plusieurs années et devraient maintenant stagner. Les sommes récoltées ont été dépensées, et la ville va encore beaucoup investir dans des projets dont l'utilité pour le public saute immédiatement aux yeux, comme une salle d'escalade (!!!) et un centre municipale aux très chers surcoûts HQE (haute qualité environnementale). Notons au passage qu'aucun investissement n'a été réalisé pour attirer des activités économiques dans la commune alors que ce sont ces précisement ces investissements qui peuvent à terme générer de la ressource pour la commune (taxe foncière, retombées indirectes des activités, etc...). La mairie nous a informé de son intention de mieux suivre les dépenses d'eau, électivité, gaz, etc... ouf, nous sommes rassurés ! sans être pleinement convaincus que de telles mesures aient un impact réel dans la mesure où la ville n'avait pas la réputation d'être particulièrement dépensière dans son quotidien.
Les enjeux
L'opposition municipale défend une autre vision pour l'avenir de la commune. Sans délaisser ce qui "marche" déjà bien, il nous apparaît comme urgent de travailler sur le dossier sensible de l'emploi (Mons fait toujours partie des "mauvais élèves" de la classe en matière de taux de chômage), améliorer l'aspect de Mons en Baroeul et son attractivité commerciale et économique, aborder sans tabous le dossier sensible de la sécurité.
Une absence de réponse municipale
Pour répondre à ces exigences, que faisons-nous ? l'examen des faits est cruel: ce sont les dotations de l'état qui augmentent (29 % en 5 ans), ce sont les réformes de l'état qui agissent sur l'économie (créatin du RSA, réforme de la taxe professionnelle, ...)
Du coté des politiques départementales et régionales ? pas grand chose, si ne sont des augmentations régulières de la pression fiscale pour alimenter une politique de subventions clientélistes, un train de vie dispendieux et des dépenses de prestiges peu en rapport avec l'état social de notre région et de nos départements.
Du coté municipal, l'argent récolté et dépensé sert peu les monsois: sans revenir sur les constructions déja nommées, nous ne sommes pas convaincus de l'utilité de l'espace bien-être de la piscine, surtout au prix annoncé. De même, la rénovation de fond en comble de la salle du conseil municipal, même si elle fera plaisir aux élus utilisateurs, aura tout de même un arrière goût amer dans une ville qui compte 2000 demandeurs d'emploi. Il aurait été bien vu d'attendre...
Vigilance
Pratiquer l'art d'endormir le citoyen semble faire partie de l'arsenal de communication de l'équipe municipale en place. Soyons vigilants ! c'est en tous cas la position de l'équipe d'opposition municipale soutenue par l'URM. Nous voulons construire une ville pour ses habitants - tous - et cela exige des efforts et une vision, pas seulement une simple gestion quoitidienne des dossiers.